Voici les chipolatas à absolument privilégier pour vos barbecues cet été, selon une enquête exhaustive

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Si pour vous l’été rime avec barbecue et joyeuse tablée, gare à ne pas sacrifier vos papilles (et votre santé) sur l’autel de la saucisse au rabais ! Entre chipolatas, merguez et saucisses végétariennes, la diversité ne garantit pas la qualité… 60 Millions a donc fait griller la concurrence : trente références passées à la loupe pour vous aider à choisir les véritables stars de la saison !

Saucisses à griller : une jungle entre prix, viandes et additifs

Devant le rayon, difficile d’y voir clair : les prix s’envolent, la recette tient parfois du mystère, et la viande… eh bien, on la cherche ! Pour y voir plus net, 60 Millions a testé pas moins de 29 saucisses à cuire : 12 merguez, 11 chipolatas (marques nationales et distributeurs) et 6 végétariennes, sous toutes leurs coutures : composition, analyse en laboratoire et examen du moindre ingrédient.

Première découverte (pas franchement rassurante) : quatre chipolatas et neuf merguez renferment des additifs, essentiellement pour mieux conserver ou colorer la bête. Le carmin E120, allergisant, s’invite même dans certains cas : pas idéal sur le grill. Côté végé, mauvaise nouvelle : tous les produits testés en contiennent, avec des texturants, des antioxydants, des colorants, et des gommes/méthylcellulose soupçonnées de troubler le microbiote.

Et pourtant, absence d’additifs n’est pas toujours synonyme de naturalité. Certains industriels rusent en troquant les codes “E” pour des extraits de vinaigre ou de jus d’acérola, un joli coup de “clean label” qui peut embrouiller le consommateur.

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Graisses, viandes et étiquettes : où sont les belles chipolatas ?

Le gras, ce n’est pas que le goût. C’est aussi ce qui manque à la viande… Plus il y a de gras, moins il y a de muscle, et le test en laboratoire le confirme. Officiellement, les chipolatas doivent être pur porc, les merguez “véritables” associant bœuf et mouton (ou seulement l’un des deux). Les limites de gras sont fixées : 40 % pour les standards, 30 % pour les chipolatas supérieures.

Mais dans la réalité, la proportion de viande varie beaucoup : certaines chipolatas affichent 97 % de viande, bravo ! D’autres plafonnent à 82 %, additionnées de gras de porc pour tirer le prix. Pour les merguez, Monoprix Bio et Bigard montent à 85 % de viande, tandis que Carrefour Simpl et Socopa sont pointées du doigt pour leur excès de gras et leur pauvreté côté bœuf ou mouton.

Autre point fort : l’origine ! Les chipolatas gagnent ici la médaille tricolore avec du porc français. Les merguez font souvent appel à un duo bœuf-mouton, mais seul le bœuf reste systématiquement d’origine française, le mouton venant parfois d’Europe ou du Royaume-Uni.

  • Ajout de gras déclaré dans certaines recettes, pour alléger la facture… mais aussi la qualité.
  • Quelques références sont pur bœuf (Dabia, Monoprix Bio, Carrefour Bio, Carrefour Simpl).
  • L’ajout de boyaux naturels de mouton domine, sauf rares premiers prix (boyau artificiel).

Des analyses rigoureuses et quelques surprises peu ragoûtantes

Les analyses ADN réservent parfois des surprises peu appétissantes : traces de porc décelées dans deux marques de merguez se prétendant “véritables” (malhonnêteté ? accident de boyau ? Elles sont déclassées illico). Parfois, c’est de l’ADN de mouton qui s’invite dans des merguez “pur bœuf”, probablement dû à l’utilisation de boyaux de mouton. Côté physique, une marque nationale explose carrément les compteurs de collagène (30 % contre un maximum autorisé de 25 %) : bye bye, qualité !

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Il arrive aussi que des fragments d’os ou de cartilage traînent dans une barquette : la référence Lidl récolte le bonnet d’âne, avec neuf morceaux détectés. Pas vraiment appétissant pour les amateurs de grilleries soignées. 

Saucisses végétales : saines, protéinées… mais à quel prix ?

Ceux qui préfèrent la green touch n’auront pas trop de souci côté protéines : 12 à 16 g/100 g, jusqu’à un record de 28 g pour une référence. La composition repose surtout sur des mélanges de légumineuses (soja, pois…) et de blé, association gagnante puisqu’elle couvre l’ensemble des acides aminés essentiels. Prudence tout de même : trois produits végé sont pointés pour manque de lysine.

Les saucisses végétariennes sont globalement moins grasses que leurs cousines carnées, avec un Nutri-Score balançant entre A et C. Herta se fait remarquer par une recette grasse, mais presque sans acides gras saturés grâce à l’huile de colza. Tous ces produits misent sur des matières grasses végétales, mais la provenance des ingrédients n’est pas toujours claire — dommage pour l’environnement, car certaines origines sont accusées de polluer davantage.

  • Ingrédients : base légumineuse et/ou céréalière, souvent épaulée d’additifs.
  • Prix supérieur aux classiques… incompréhensible, la viande étant pourtant plus chère que les végétaux !
  • Recette Herta : trop grasse, mais faible en acides gras saturés.

À signaler : le mot “saucisse” pour qualifier ces recettes veggies est sous tension sur le plan légal, le Conseil d’État ayant retoqué le projet d’interdiction à deux reprises… à suivre, donc !

En résumé : En grillades comme en amour, méfiez-vous des emballages trop beaux ! Privilégiez les chipolatas riches en viande, limitez le gras, fuyez les additifs suspects, et n’oubliez pas de jeter un œil à la provenance. Quant aux végés, surveillez la présence de lysine (et le ticket de caisse). Que vos barbecues soient festifs, mais surtout éclairés !