Boire pendant les repas : bonne ou mauvaise idée ? Ce que révèle la science sur le meilleur moment pour s’hydrater

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Boire à table : tradition française ou hérésie nutritionnelle ? Question aussi vieille que la carafe sur la table de mamie ! Plutôt que d’écouter les rumeurs (et nos oncles persuasifs), que dit vraiment la science sur la meilleure façon de s’hydrater au quotidien ? Plongeons nos lèvres (et notre curiosité) dans le débat !

Nos besoins réels en eau : plus subtils qu’un simple verre !

  • Chaque jour, nous perdons environ 2,5 litres d’eau (transpiration, respiration, urines, selles… c’est la fête, quoi !).
  • L’alimentation, en particulier si riche en végétaux, en récupère environ 1 litre. Le reste doit venir de la boisson, d’où la fameuse recommandation de 1,5 litre par jour.
  • Hydratation, oui, inondation, non ! Surtout sans augmenter l’apport en sodium : boire exagérément d’un coup pourrait provoquer une hyponatrémie (œdème cellulaire, ambiance gonflée assurée).
  • Le secret ? Ne pas attendre la soif. À ce stade, la déshydratation a déjà démarré sa petite révolution en douce. Mieux vaut boire régulièrement de petites quantités tout au long de la journée, plutôt que de s’envoyer un demi-litre et puis basta pour des heures.

Avant, pendant, après : existe-t-il un moment d’or pour lever son verre ?

  • Avant le repas : Un grand verre, tranquillement, 15 à 30 minutes avant de passer à table. Bonus matinaux : un jus de citron dilué (1/3 de jus, 2/3 d’eau) pour un effet détox, vitaminé et une charge glycémique abaissée au petit-déjeuner. (Sauf si vous souffrez de reflux ou d’ulcère, là, mieux vaut passer.)
  • Pendant : Contrairement aux idées reçues, boire à table ne « noie » pas les sucs digestifs. Au contraire, cela ramollit le bol alimentaire et facilite leur travail. Pour celles et ceux qui manquent de salive (le grand âge ou les bouches sèches s’y reconnaîtront), humidifier la bouche avant de mastiquer déclenche la production salivaire et facilite le fractionnement des aliments, limitant les fermentations intempestives.
  • Après : Un verre en fin de repas aide à réduire l’acidité gastrique. À noter que boire trop vite et trop en quantité ne sert à rien, sauf cas de malaise vagal aigu.
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Quels liquides préférer pour la santé ?

  • Priorité à l’eau plate, à température ambiante. Froid polaire à proscrire pour ne pas crisper l’estomac (on garde les glaçons pour le rosé !).
  • Sodas (oui, même sans sucre) : à éviter. Ils aiguisent l’appétit et peuvent générer des ballonnements.
  • Thé ou café après le déjeuner : ils jouent plutôt en faveur d’une bonne gestion glycémique et du poids, et peuvent être utiles (sur avis médical !) en cas d’hypotension postprandiale.
  • Mais tout doux sur la théière : l’excès de thé ou café réduit l’absorption du fer et du calcium, le café irrite les intestins sensibles, et après 16h, c’est la fête de l’insomnie. Les jus de fruits aussi, même frais, parce que la glycémie grimpe vite !

Boire en pleine conscience : astuces pour éviter les excès et les oublis

  • Boire un grand verre d’eau (sans précipitation) participe à une sensation de plénitude gastrique. On fuit alors les fringales émotionnelles, et on mange moins et plus lentement.
  • Attention à ne pas avaler un demi-litre en une minute, sauf cas spécifique (type malaise vagal, où faire remonter la tension artérielle d’un point peut être utile — sinon, c’est non ! Surtout en cas d’hypertension).
  • 2 à 3 verres d’eau par repas aident à atteindre les fameux 1,5 litres quotidiens.
  • La régularité, c’est la clé. Pas la peine de se donner bonne conscience avec un marathon hydratation, puis plus rien le reste de la journée.

En conclusion ? Écoutez votre corps, mais jouez la stratégie ! Boire un peu, souvent, sans excès, en privilégiant l’eau plate à température ambiante, c’est la démarche gagnante. Gardez la carafe sous la main, et pour les amateurs de défis, comptez vos petits verres : vos cellules vous diront merci, et l’estomac aussi. Bonne hydratation !

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Merci à Fabien Badariotti, docteur en biologie moléculaire et cellulaire, et Léa Lebrun, diététicienne-nutritionniste et psychologue-clinicienne, auteurs de « La meilleure façon de manger végétal », éd. Thierry Souccar.