Quels cafés éviter absolument ? Les pires révélés par une grande enquête consommateurs

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Du petit noir du matin à la pause-café de l’après-midi, les Français carburent au café comme d’autres à la tendresse : à toute heure, sans modération ! Mais derrière l’arôme alléchant, que cachent vraiment les cafés de nos supermarchés ? Une grande enquête vient secouer votre pause-café : voici les pires références et les surprises inattendues révélées par 60 millions de consommateurs.

Quand l’emblématique café passe au crible

Boisson fétiche des Français, le café n’a plus à faire sa réputation. Pourtant, face à la jungle des rayons, difficile de s’assurer que la tasse du matin est sans danger. Pour séparer arabica d’illusion et robusta de réalité, l’association 60 millions de consommateurs a mené l’enquête : 51 références passées au microscope, histoire de repérer les mauvais élèves et avertir les gourmets pressés.

Première réelle bonne surprise : aucun résidu de pesticide détecté dans les cafés testés. Et là, c’est le scoop ! On savait l’usage des pesticides courant hors agriculture bio, mais la torréfaction – ce passage du grain à la chaleur (200°C tout de même) – fait office de grand nettoyage. Adieu molécules douteuses. Ouf !

Des composés toxiques dans la tasse ?

Sous le couvercle, une autre affaire se cache. Si la torréfaction chasse les pesticides, elle fait apparaître un nouveau locataire au goût… amer : les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés, issus également du charbon ou du pétrole, peuvent débarquer lors de la torréfaction ou encore du séchage (surtout si ça se passe près d’une route très fréquentée).

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Rassurez-vous, dans la majorité des produits analysés, leur présence reste très basse. Mais – car il y a toujours un mais – certains cafés pulvérisent les compteurs. Voici le tableau des mauvais élèves :

  • Capsules Planteur des tropiques (Intermarché)
  • Capsules Carte noire
  • Capsule décaféinée L’Or
  • Café en grains Naturela (dix fois plus de HAP que les autres !)
  • Cafés moulus Grand’mère (dernier du classement…)

Inutile de dramatiser si vous avez bu un expresso Grand’mère ce matin, mais à la longue, ça donne à réfléchir sur le choix de sa dosette ou de ses grains !

L’invité surprise : l’acrylamide, et d’autres corps étranges

Peut-on faire pire ? Oui, avec l’acrylamide. Ce composé, qui s’invite pendant la torréfaction, est suspecté d’être cancérogène et surveillé de près par les autorités (seuil maximal : 400 µg/kg). Les cafés analysés restent tous autour de niveaux modestes, ce qui est un soulagement. Mais celui qui remporte la palme du « plus chargé » est la dosette Lavazza : 345 µg/kg.

Autre découverte qui risque de faire tiquer les âmes sensibles (et hérisser les moustaches) : la présence de fragments d’insectes. Oui, oui, dans le café moulu Bellarom de Lidl et dans le café en grains Alter Eco, ces petits intrus sont parfois nombreux. Mais haut les cœurs ! Les experts rassurent : aucun danger pour la santé à signaler. Juste de quoi donner une touche de naturel à votre américain… ou une anecdote à raconter au bureau !

Comment limiter les risques au quotidien ?

Pas question de jeter la cafetière par la fenêtre pour autant ! L’enquête montre que la plupart des produits ont des taux bas des substances surveillées. Mais pour réduire encore les risques, mieux vaut :

  • Varier les marques et les types de café
  • Opter, quand c’est possible, pour des cafés ayant subi des contrôles ou issus de filières transparentes
  • Éviter les références pointées du doigt si vous consommez beaucoup de café
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Le mot de la fin ? Savourez votre café, mais gardez un œil sur les nouveautés et les analyses : entre pesticides, HAP, acrylamide et fragments d’insectes, la vérité est parfois dans la tasse… mais elle n’empêche pas un sourire en coin autour de la machine !